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jeudi 31 mars 2016

Expositions culturelles itinérantes

Bonjour à tous,

Je profite un peu de notre blog pour vous présenter ma nouvelle activité (un peu de pub me fera du bien).
Avec un ami, nous créons des expositions culturelles itinérantes à louer (pour les bibliothèques, les mairies, les collèges/lycées, les assos...)

Voici le site internet: http://globexpo.free.fr/
La page facebook: https://www.facebook.com/Globexpo-475468479244700/


Pour l'instant, 3 expos ont été créés (20 grandes affiches en moyennes, haute définition, en bâche PVC, accrochables sur murs ou sur grilles, 20 à30 m linéaire minimum):

















Voilà, si vous aimez ce qu'on vous présente sur le blog et si vous aussi vous aimez partager, donnez nous un petit coup de pouce en allant partager le site ou la page facebook. Merci d'avance.



Antoine (Monsieur Créatif)

mercredi 11 avril 2012

Une autre façon de voir les choses

Juste une petite vidéo, trouvée sur YouTube, d'un mec bien que j'écoute depuis un petit moment (Etienne Chouard). Cette vidéo à l'avantage de synthétiser plusieurs de ses interventions (il a tendance à être bavard....)

Je l'aime bien car il n'a pas fait de la politique sa profession et il n'appartient pas à un parti. Il met toute son énergie au service du bien commun et non pas de sa carrière.

Son raisonnement me paraît sain: traiter en priorité les causes de nos problèmes et non pas leur multiples conséquences.

Si vous pensez que tout va bien dans notre monde, ce n'est pas la peine de cliquer sur la vidéo.

A+


Tags: démocratie, création monétaire, NAIRU, loi de 1973, séparation des pouvoirs, média, tirage au sort, constitution, dette, Europe, politique

vendredi 9 mars 2012

Petit texte - Tocqueville

Comme je ne suis pas très productif en ce moment au niveau de mes bricolages, je vous présente un petit texte pour vous faire patienter. C'est l'extrait d'un livre de Tocqueville : De la démocratie en Amérique. Ce texte prophétique a été écrit il y a 200 ans.

J'aime beaucoup ce texte, j'ai donc envie de le partager même si ça n'a pas trop de rapport avec le reste du Blog.

Mais, il y a quand même quelques liens avec le Blog : ne dit-on pas "Créer, c'est résister" ?

Voici l'extrait du texte:


Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et, s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

     C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre ; qu'il renferme l'action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même. L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

     Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

J'ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu'on ne l'imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qu'il ne lui serait pas impossible de s'établir à l'ombre même de la souveraineté du peuple.
Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies : ils sentent le besoin d'être conduits et l'envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l'un ni l'autre de ces instincts contraires, ils s'efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d'être en tutelle, en songeant qu'ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs. Chaque individu souffre qu'on l'attache, parce qu'il voit que ce n'est pas un homme ni une classe, mais le peuple lui-même, qui tient le bout de la chaîne.
Dans ce système, les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent.


TOCQUEVILLE